En ce qui concerne l’Europe, les découvertes archéologiques l’attestent, le cerisier existe dès l’époque néolithique, c’est-à-dire vers 6000 avant JC. Mais on parlait plus de cerisier sauvage ou merisier, que de l’arbre que nous connaissons actuellement. L’appellation « cerise » par contre, elle est très récente. Elle serait apparue vers les années 1190, en s’inspirant du latin « cerasus » lui-même issu du grec « kerasos ».
Avant de faire son entrée en France, des faits historiques indiquent que le fruit exotique a d’abord fait un tour chez son voisin, l’Italie. Il semblerait que ce soit un certain général romain et fin gastronome, Licinus Lucullus, qui aurait rapporté la cerise d’Asie Mineure, alors surnommée « la perle rouge ».
Ce n’est que plus tard, au début du Moyen Âge, que le fruit débarque au sein du territoire français. De par son goût tantôt sucré (cerise douce) tantôt acide (cerise acidulée), la dupe a très vite conquis les Français. Consommée crue ou cuite, elle a commencé à être utilisée comme dessert. Ayant un faible pour le fruit, le roi Louis XV aurait même, durant son règne, favorisé sa culture partout en France. Nous pouvons donc dire que la majorité des cerisiers dans l’Hexagone ont pour terre d’origine l’Asie Mineure.